PARTAGE DE :  NICOLE 

Je n'ai pas bu d'alcool depuis le 5 juin 97 et je viens d'avoir 50 ans civilement.

j'habite dans la très proche banlieue parisienne

Commençons par le début, mes parents avaient fait un mariage de raison, je ne les ai jamais vu avoir la moindre attitude amoureuse, papa sortait de 10 ans de guerre (5 ans soldat et 5 ans prisonnier),et maman était un parti honorable......

A la maison c'est maman qui organisait tout pour moi et mes 2 frères Papa travaillait dans une boucherie dimanche et jours fériés, on ne le voyait jamais et en plus c'est un homme qui était vieux avant l'âge et qui avait été cassé moralement par la captivité, je me suis rendu compte qu'il était un étranger pour moi quand il est mort il y a 6 ans;

A la maison c'était du genre: "on fait de notre mieux pour que vous ne manquiez de rien, voir on se sacrifie pour vous", on devait être contents et surtout ne pas se faire remarqué

Maman qui pensait à juste titre que la vie familiale n'était pas folichonne, nous a rapidement envoyer dans les mouvements de jeunesse et comme elle était catho j'ai tout fait: les patros, les enfants de marie, les aumôneries les scouts j'en garde les meilleurs souvenirs de mon enfance.

En mai 68 j'ai plongé à fond dans révolution, interdit d'interdire, refaire la société, « peace and love » çà c'était pour moi, j'avais l'impression de vivre vraiment mais çà n'a pas durer Hélas ! ( je retrouve un peu de cette ambiance parmi les AA)

A cette époque je faisais déjà tout à la fois, les études (BTS électronique), du théâtre, de la chorale, du baby-sitting, animatrice au patronage Scout et j'en passe.

Alors est arrivé l'homme de ma vie, l'authentique passion, inutile de dire que mon mari était et est encore tout ce que mon père n'était pas: forte personnalité, superactif, (ingénieur) sensible, câlin , d'origine paysanne, ( pour moi la parisienne c'était nouveau) débrouillard , etc.......

On voulait tout faire ensemble, on avait plein de projets, mais surtout faire une famille.

C'était une période facile , on travaillait tout les deux, on voulait des enfants on les a eu quand on l'a décidé, un garçon Eric, un deuxième garçon Marc puis une fille Marie Laure,

là j'ai arrêter de travailler , et je me suis jeter dans le bénévolat association de parents d'élèves, cathé etc...et on a décidé d'avoir un autre enfant et Vincent est arrivé.

On a acheté une grande maison à la campagne pour les vacances près de chez mes beaux parents

La situation avait changé car mon mari était souvent en déplacement pour des durées variables de 4 jours à 2 mois ! (sur des plates formes offshore)

Je crois que c'est à cette période qu'un soir alors que j'était seule, que ma marmaille était couchée, je me suis dis" on vas se payer un petit réconfort"

Et régulièrement 1 fois par semaine je me payais un petit porto. çà ne modifiais pas mon comportement mais le pli était pris

On est ensuite parti 1 an à Londres pour raison de travail de mon mari, et j'ai continué à prendre des petits réconforts.

Je suis resté ensuite à Paris avec mes enfants qui avaient 12,10,7,3 ans, mon mari travaillait en Norvège et ne rentrait que tout les mois pour 2 jours, i l y eu plus de réconforts, plusieurs fois par semaine .

En suite on est tous partis pour la Norvège, expatriation = vie facile belle maison, plein d'amis, des tas d'activités, bref plus besoin de réconfort, çà a durer 1 an et demi

Et on est revenu à Paris, la grisaille , le petit appartement , le mari jamais là, les petits réconforts ont fait leur réapparition, et petit à petit la bouteille de porto était vide toute les semaines, çà a durer 2 ans environ 88,89, quand j'étais à la campagne l'été, je n'ai jamais eu recours aux réconforts.

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